Réflexions sur la présentation des patrons

Réflexions sur la présentation des patrons

Je n’ai pas pris le temps d’expliquer réellement ce que j’entend par « responsable » lorsque je parle de mes patrons.

Forcément, vous avez du remarquer que je souhaite utiliser et mettre en avant des laines choisies avec attention, mais rien ne vous empêche d’utiliser celle que vous souhaitez.

Aussi, pour que vous ayez moins d’impact sur l’environnement, sans vous en rendre compte, j’ai décidé d’éliminer toutes les photos de mes patrons. Je ne peux que vous inciter à ne pas imprimer les pdfs et les lire sur votre tablette, smartphone ou ordinateur si vous en possédez. Néanmoins, je sais bien que ce n’est pas une habitude et que beaucoup d’entre vous impriment les nombreuses pages que constituent un patron. Lors du sondage que j’avais mis en ligne l’année dernière, j’avais découvert que vous étiez 62% à imprimer systématiquement vos pdfs.

La police de caractère que j’utilise n’est pas non plus choisie au hasard. Les polices ne se valent pas en ce qui concerne leur gourmandise en encre. La couleur noire est évitée le plus possible, remplacée par des variations de gris. Il n’y a pas de petites économies !

Ce processus de fabrication me prend énormément d’énergie, d’où le laps de temps entre deux patrons.  Pour vous donner une idée, il me faut en moyenne 6 mois pour créer un patron nécessitant une gradation (en 8 tailles actuellement), dont bien un tiers du temps à préparer les illustrations qui accompagnent les patrons ainsi que les vidéos. Bien que cela ralentisse considérablement mon « rendement »,  c’est une ligne de conduite qui me tient à coeur.

11 Commentaires

  1. Chi va piano, va sano! Oui, tu as raison. Je suis de celles qui n’impriment pas. Je lis sur le téléphone, l’ordi ou la tablette. Je suis toujours la première à rouspéter lorsqu’on m’oblige à imprimer un billet de train ou d’avion alors que toutes les compagnies devraient mettre un scan code sur le mail et voilà!
    Bonne nuit
    Ally
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  2. Moi je suis de celles qui impriment : Mon smartphone est vraiment trop foireux pour que je m’en remette à lui pour le tricot nomade et je suis de celles qui ont besoin du papier pour bien comprendre les instructions (et annoter énormément, mettre des lignes, barrer, etc). Mais j’imprime toujours sur du papier de récup, en économie d’encre et j’utilise un imprimante à toner, qui ne fait que l’encre noire.
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    • Bonjour Marie, du coup j’aimerai bien savoir si le fait qu’il n’y ait pas de photos te semble inutile ou si tu penses qu’il y a un réel interet dans cette démarche 🙂
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      • Je préfère qu’il n’y ait pas de photos (surtout que quand on imprime en noir et blanc on ne voit de toutes façons rien…). Par contre j’aime quand la lecture est aérée, bien découpée.
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        • Je prends note pour la suite, merci pour ton retour 🙂
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  3. Ce petit article m’interpelle.
    Je fais partie du pourcentage qui imprime.
    J’ai 28 ans, et je ne me reconnais pas du tout dans cette génération super connectée et numérisée. Cela vient peut-être de mon métier, je suis restauratrice d’arts graphiques/livres anciens, et le rapport au matériel est surement plus important que la moyenne.

    J’ai un smarphone premier prix sur lequel je ne peux pas lire de patron pdf, je n’ai pas de tablette, un vieuxx pc… j’imprime donc mes patrons. Quelque part, je ne me sens pas pour autant anti-écolo. Pour moi imprimer un patron et recycler le papier ensuite n’est pas pire (voir moins je trouve) que d’accumuler les accessoires numériques. La consommation numérique actuelle me fait poser beaucoup de question sur l’industrie et exploitation des métaux rares comme le lithium de nos batteries (entre autre). Certes, leur impact écologique est moins important qu’annoncé, mais leurs recyclages posent toujours problème par exemple. C’est sans compter l’impact écologique sur la région exploitée.

    Ce n’est pas un coup de gueule ni rien, juste pour dire que l’on peut penser à la planète aussi lorsque l’on imprime au lieu d’avoir une version numérique. Et pour cela je te remercie d’avoir raisonner tes patrons en ce sens également 😉

    Amicalement,
    Morgan (Slania)

    Bonne journée!

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    • Bonjour Slania, merci pour ton témoignage 🙂 C’est justement pour les personnes dans le meme cas que toi que j’ai voulu réfléchir à une manière d’imprimer moins couteuse, d’ou, entre autres, la suppression des photos. Si tu as pas été hapée par la vague de la numérisation, pour ma part, j’ai remis en question ma facon de consommer bien après avoir tous ces objets à disposition. J’essaye de montrer aux personnes qui sont déjà équipées que l’impression sur papier n’est pas nécéssaire, pour ne pas à la fois consommer ces objets à obsolescence programmée ET utiliser de l’encre et du papier. Dans ton cas il est certain que tu as déjà réfléchi à l’impact que tu as, et je suis d’accord avec toi, entre l’achat d’une tablette ou imprimer sur une feuille de papier, mon choix est vite fait 🙂
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  4. Bonjour,

    Je n’ai pas (encore) acheté le patron, mais j’ai une liseuse (kindle), et ça me parait une bonne alternative à la fois aux tablettes et au papier: En effet, il ne s’agit pas du tout d’un écran mais d’encre électronique, ce qui change tout: pas de rétro éclairage, et un confort de lecture comparable au papier (je n’aime pas lire sur écran, et je suis une fana des « vrais » livres, mais je trouve les liseuses très agréables). Leur consommation est bien plus faible que celle des smartphones, PC et tablettes (il me semble que seul le changement de page consomme de l’énergie, et pas l’affichage). Je la recharge vraiment de temps en temps (et pas tous les jours/deux jours comme un téléphone ou une tablette). Je parle là des vraies liseuses, il en existe des plus « évoluées » qui sont peut être différentes.
    Tout ça pour dire qu’il m’est déjà arrivé de suivre un patron sur liseuse, ce qui est un peu moins pratique que le papier (on peut annoter sur liseuse, mais c’est un peu lourd) mais très faisable. Ca marche en particulier bien quand on suit une grille (crochet par exemple).

    Voilà, c’était ma modeste contribution.

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  5. Bravo pour la démarche responsable !
    Je me pose cependant beaucoup la question du côté « éco » de nos tablettes et ordinateurs.
    Quand j’imprime un patron, je sais qu’il va resservir plusieurs fois. Donc pour une ou deux feuilles de papier (issu de forêts gérées durablement) et un peu d’encre, j’ai un patron dont je vais pouvoir me servir pendant des heures et des heures de tricot, et ce pour des années !
    N’est-ce pas mieux que d’avoir un smartphone ou un ordinateur allumé pendant ces mêmes heures ? Du coup la consommation d’électricité est terrible non ?
    On croit souvent que l’ordinateur est une technologie propre, mais quand on pense à la taille des serveurs qui stockent les photos de nos réalisations, de nos blogs,… à nos téléphones qu’on charge tous les soirs, à tous ces écrans qui consomment des watt et des watt… il y a en fait un réel impact. Qui peut être plus important que celui de quelques feuilles de papier.

    Ces questions ne sont pas simples : il ne faut pas baisser les bras pour autant ! Certaines solutions durables sont parfois contre-intuitives, mais continuons à nous poser les bonnes questions et à progresser sur le sujet :-). Encore bravo pour ton implication !

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    • Bonjour Louise, effectivement, on peut se poser des questions sur la consommation de nos appareils éléctroniques. Je pense que c’est une question de choix, il n’y a pas forcement de bonne réponse. Dans tous les cas, on épuise des ressources, que ce soit du pétrole ou des arbres…

      Mon intention était, dans un cas comme dans l’autre, de faire un effort concernant notre impact :
      si on utilise un ordinateur ou une tablette, les illustrations sont plus légères que des photos sur les serveurs.
      Si on imprime, on utilise moins d’encre.
      (En ce qui concerne la quantité des feuilles de papier, je ne lésine pas sur les explications du coup j’écris en moyenne une quinzaine de pages pour un patron avec gradation).

      Mist (juste au dessus dans les commentaires) parlait de liseuse qui apparement consomme beaucoup moins que les tablettes classiques, c’est une bonne piste !

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  6. Je trouve cette réflexion très intéressante! Pour ma part, j’ai plutôt tendance à imprimer mes patrons, surtout si les modèles sont un peu complexes! Cela permet de prendre des notes. J’imprime en NB sur des feuilles de récup (feuilles imprimées uniquement recto que je génère en quantités honteuses au travail) et je ré-utilise souvent plusieurs fois le même parton. L’idéal est pour moi des patrons en 2 versions, la toute belle avec les photos au fur et à mesure pour regarder sur écran, et puis la version avec l’essentiel: le texte et les schéma. En noir et blanc, les photos n’ont plus grand intérêt. Et puis, même si je passe bcp de temps sur mon PC, je considère que chaque fois que j’utilise un support à l’ancienne (papier, magazine, livre, …) c’est une petite victoire sur la super-connectivité-indispensable-à-la-survie-des-humains-c’est-bien-connu qu’on nous vend à tout bout de champ… Une part de moi considère ces technologie comme « le diable », ça me parait tellement illogique, l’obsolescence programmée, les gens qui se parlent plus par le net qu’en vrai, les yeux qui s’usent sur les écrans, … et une autre part de moi vient de s’acheter son premier smartphone : s
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